jeudi, novembre 03, 2005

La bonne idee qu'un WE a Łodz en fin octobre...

Łodz. Manchester Polonais. Peu d’intérêts historiques. Ville au passé trop récent, de ces villes manufacturières construitent a la hâte grâce a la manne trop rapidement gagnée par quelques entrepreneurs au dépend de centaines de milliers de travailleurs a la Zola.
Łodz c’est a peine deux cent ans d’histoire, une rue principale (Pietrokowska longue de 4 Kms, d’une droiture qui laisse imaginer un plan d’urbanisme tracé au milieu des champs, sans même un village.) De part et d’autre de cette artère de vie (boites, restaus, Palais somptueux des puissants et richissimes patrons des immenses Fabrika de Textile) un no mans’land de briques, de cours et d’arrières cours sombres, de petites rues crasses, de (rares) synagogues et d’églises décrépies.

Łodz m’est apparue comme une ville à vendre. Toute entière.

Une ville que l’on appelle pudiquement en cours de reconversion. Personne n’est dupe et ce depuis depuis trop longtemps ; la reconversion de Łodz, ça fait près de 50 ans qu’on la cherche. La Rusty Belt de la Pologne…
Tout ceci je le savais en partant.
Mais je n’y ai pas trouvé non plus la beauté brute des villes ouvrières. L’agréable spleen que l’on ressent devant des murs de briques trop longtemps noircis par des cheminées des usines. La chaleur et le bordel dans les pubs, de ces gars et ces filles d’ici qui boivent car il faut bien.

Je l’ai vu sous la pluie, triste et… seul.

Car un contretemps imputable au seul facteur humain ne m’a pas permit d’y retrouver ceux que je devais rejoindre. Absence manifeste de volonté de me voir. Seul donc. Au milieu de cette grande cité grise. Et le sentiment confus d’incompréhension, de m’être fait avoir; de m’être trompé, aussi. Surtout. Ils n’auront pas même daigné répondre à mes appels incessants. Laissé étrangement (choir) seul. Sans autre explication que leur silence. Tant pis, tant mieux. Les gens vont et viennent dans nos vies. Eux s’en sont aller sans motif, sans explication.
Łodz aura donc aussi été pour moi cette ville de la rupture. Prendre acte.

J’en parlais à Ju récemment. Je continue a penser qu’il est beaucoup plus facile de rencontrer des « gens », ici. Je veux dire quand on est étranger dans (a) un pays. Le plus facile c’est autours de sa communauté nationale d’origine (ou linguistique). Mais même avec les polonais, deslors qu’on est différent, l’on peut devenir enrichissant. Il y a aussi un état d’esprit général (Expat, VIE, Erasmus...) qui pousse à rencontrer, discuter, partager et confirmer ses impressions, sentiments… Comprendre et dialoguer.

Mais connaître des gens, beaucoup de gens, n’implique en rien leur qualité. Je pense que dans une telle situation, devant finalement un choix restreint et un certain déficit ou pour le moins bouleversement de l’environnement affectif (la famille, les potes sont loin…) on en vient a rencontrer et même pousser des expériences avec des personnes que l’on aurait certainement repoussees d’un revers de manche dans son environnement premier. C’est aussi ça les voyages, rencontrer des personnes de tous horizons, nouvelles, avec des visions et principes différents. Parfois opposés.

Je pense que tous ceux qui sont partis, seuls et loin, sont passes par la : on s’est tous retrouve (a défaut de pouvoir choisir) avec des gens avec qui on n’a d’autres affinités qu’une langue commune et une envie de combler des moments de solitude…

Comprendre, se remettre en cause et poser parfois des questions essentielles (qui sont mes potes et pourquoi ?) ... Riche, que cette expérience a l’étranger. En Pologne.

Et, ainsi, a Łodz.

4 Comments:

Blogger polmax said...

cher benevar bonjour!je suis maxime et je reviens d un an d erasmus a lodz en pologne, je pense que k idee que tu t est faite de la ville est influencée par le fait quetu as des mauvais souvenirs. certe la ville est moche je te l accorde mais pour ce qui est de faire la fete je n ai pas trouvé mieux dans toute la pologne, je t invite a y retourner a l'occasion j ai été a varsovie,gdansk,wroclaw,torun,zakopane,etc... je n'ai jamais vu mieux que lodz en ce qui concerne l'ambiance. il y a une grande communauté artistique a lodz et une ecole de cinema de renoméé internationale bref beaucoup d'atrraits.voila en esperant t avoir donné envie d'y retourner.

4:37 PM  
Blogger polmax said...

dsl pour les fautes^^

4:39 PM  
Blogger polmax said...

mon mail maximehuard@hotmail.com

4:40 PM  
Blogger benavar said...

entierement d'accord avec toi. j'ai depuis eu l'occasion de revenir faire quelque fois la fete sur Lodz. assurement une des villes en Pologne qui bouge le plus, le soir et en journee.
Je suis cependant assez sceptique quant a la description culturelle que tu en fais. OK pour la BD et le cine. De rares expos cependant et pas si riches aue ca.
Non Lodz reste une bonne ville pour faire la fete. Grande passion du foot aussi (mais faut vraiment etre fan de foot polonais ou etre ne a Lodz pour trouver quoi que ce soit au LKS).
Des gens sympas ? Une rue et contre rues sympas... Mais un paysage assez... Rusty Belt.
Confirme et signe.

PS: Varsovie est aussi moche (mais dans un autre style...) et j'ai adore. Dire que Lodz est moche m'est une evidence. Je conviens avec toi cependant que le contexte m'a peut etre pousse a depeindre une ville plus grise qu'elle ne l'est.
Je garde de mes derniers passages a Lodz furent de biens meilleurs souvenirs...
na ra, pa !

7:11 PM  

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